Enquête de satisfaction 2021 – Service Rétablissement et SAMSAH

Dans une démarche « d’amélioration continue de la qualité », l’association ALHPI a mis en place une enquête de satisfaction auprès des usagers de deux de ses services : le SAMSAH Le Serdac et le Service Rétablissement.

Les enquêtes de satisfaction ont pour but de recueillir directement l’opinion des personnes accompagnées sur la qualité de nos interventions.

Elaboration du questionnaire, traitement des données et partage des résultats.

Le questionnaire de l’enquête de satisfaction a été pensé et travaillé lors d’un groupe de travail intersites, sous la supervision de M. Guillaume Noël, Directeur adjoint technique. Chaque site d’intervention était représenté (Bourgoin-Jallieu, Voiron et Sassenage) par des professionnels exerçants sur les deux services : le SAMSAH Le Serdac et le Service Rétablissement.

Le questionnaire comporte 22 questions à choix multiples réparties autour de 7 grandes thématiques :

  • la crise sanitaire,
  • l’accompagnement individuel,
  • l’accompagnement collectif,
  • la communication avec le service,
  • les outils d’accompagnement,
  • l’entourage,
  • le partenariat et la satisfaction globale. 

La passation de ces enquêtes s’est déroulé sur la période de mi-novembre 2020 à fin janvier 2021.

Les enquêtes ont été regroupés, traités et analysés par le directeur adjoint technique de l’association.

Les questionnaires ont été analysés dans le respect de l’anonymat.

Prix du poster JN2PSY pour Mégane DUMONT, ergothérapeute au Service Rétablissement

Le 2 février 2021, la présentation du mémoire de fin d’études de Mégane DUMONT, ergothérapeute au Service Rétablissement de l’ALHPI, a été récompensée lors de la première Journée de NeuroPSYchologie en PSYchiatrie (JN2PSY) qui était organisée par le CRMR GénoPsy et le Centre Ressource en Réhabilitation psychosociale et Remédiation cognitive (CRR). Son travail portait sur la collaboration entre les ergothérapeutes et les neuropsychologues dans le cadre de leurs évaluations.

Suite à cela, la Mission d’appui SAMSAH rétablissement l’a interviewée pour aborder la façon dont ce travail s’intègre aujourd’hui à sa pratique professionnelle au sein du Service Rétablissement de l’ALHPI.

Découvrez l’interview en question ci-contre ou directement sur le site internet du CRR via ce lien.

Comment ce travail de recherche s’intègre-t-il à votre pratique professionnelle aujourd’hui ?
Comme illustré sur le poster, mon mémoire de fin d’études m’a permis de mettre en évidence le fait que les évaluations des ergothérapeutes et des neuropsychologues s’enrichissaient l’une et l’autre et ce, d’autant plus que la collaboration entre les professionnels était étroite. De son côté, Marianne Berger-By, ma collègue neuropsychologue, avait le souhait de compléter les bilans qu’elle réalisait au sein de son bureau par une mise en situation écologique, ce qui correspondait également au projet de service qu’avait imaginé l’ALHPI pour le socle d’évaluations de début d’accompagnement. Je me suis donc naturellement greffée à ce projet d’évaluation conjointe dès mon arrivée au Service Rétablissement.

Quels étaient les objectifs principaux de cette évaluation conjointe ?
Nos regards sont complémentaires : ma collègue neuropsychologue s’intéresse au fonctionnement cognitif de la personne tandis que, de ma place d’ergothérapeute, ma pratique est centrée sur « l’occupation ». En d’autres termes, mon travail porte sur l’ensemble des activités de travail, de loisir et de vie quotidienne qui ont une valeur personnelle et/ou socio-culturelle pour la personne. Ainsi, l’objectif principal de l’évaluation conjointe est d’observer le retentissement des capacités cognitives de l’usager sur sa performance occupationnelle, c’est-à-dire sur la façon dont la personne réalise une activité au sein d’un environnement déterminé. En effet, les tâches de la mise en situation écologique ont été pensées dans l’objectif de mobiliser différentes fonctions cognitives.

En quoi le dispositif SAMSAH constitue-t-il un écrin favorable à cette démarche ?
En tant que SAMSAH, nous intervenons directement sur le lieu de vie de la personne, ce qui encourage une approche écologique comme la nôtre. Les mises en situation nous permettent d’appréhender au mieux le profil cognitif et occupationnel de la personne pour ensuite la soutenir dans l’accès et l’adaptation au logement autonome et, de ce fait, favoriser l’inclusion dans son environnement.

Quels premiers enseignements tirez-vous de la mise en œuvre de ce dispositif d’évaluation ?
Cette méthode d’évaluation tend à s’améliorer au fur et à mesure des expériences et des retours des usagers. Le plus souvent, nous essayons de réaliser une restitution commune pour le bilan neuropsychologique et la mise en situation écologique afin de croiser les résultats des deux comptes rendus. Ce moment est généralement très riche et permet aux personnes de mieux se saisir des éléments qui ressortent de l’une ou l’autre évaluation. Ainsi, ce temps de restitution offre à l’usager une meilleure connaissance de soi et, par conséquent, favorise son autodétermination.

Comment, selon vous, les valeurs du rétablissement sont-elles sensibles dans cette démarche ?
En complément du bilan neuropsychologique et des évaluations des autres professionnels du Service Rétablissement, la mise en situation écologique nous permet de mieux connaître la personne afin d’individualiser son accompagnement et de la soutenir au mieux dans son parcours de rétablissement. De plus, en mettant en évidence les ressources de la personne en situation réelle, nous favorisons une approche par les forces. Enfin, comme évoqué plus haut, le temps de restitution est un moment privilégié qui place l’usager au cœur de la démarche.”

Interview de Mégane DUMONT, Ergothérapeute DE, Service rétablissement de l’ALHPI, site de Sassenage, réalisée dans le cadre de la Mission d’appui SAMSAH rétablissement, mars 2021